Conseil Municipal Colmar du 27.03.17 – intervention de Victorine Valentin relative à la nouvelle prison

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Rapport n°6 : Approbation du Plan Local d’Urbanisme

WS6A0985Monsieur le Maire, chers collègues,

Il est vrai que je n’ai retrouvé l’implantation d’une prison nulle part dans l’épais dossier du PLU, ni à la rubrique qui aborde les projets pressentis dans la commune (1.3) ; ni lorsqu’on y traite les zones à urbaniser (2.1) ni lorsqu’on estime les besoins liés aux activités ou qu’on y traite de son impact sur la biodiversité.

S’agissant d’un document qui est soumis à enquête publique, et compte tenu que cette enquête est clôturée de longue date, on peut s’interroger sur la validité de la délibération qui est soumise ce soir à notre approbation alors que ladite enquête a présenté un document où l’on ne retrouve pas un projet d’une envergure et d’une répercussion telles qu’une prison de 550 places.

Pourtant ce projet nous a été annoncé lors des vœux du Maire, le 3 janvier 2017 au parc des expositions…. Faut-il en conclure qu’il existe un cabinet noir à la Mairie de Colmar ? Plus sérieusement, il faut se poser la question :

Ce dossier aurait-il abouti si, au lieu de faire l’objet de discussions et de négociations « secrètes » avec les autorités compétentes il avait préalablement été porté à la connaissance, ou mieux, soumis à la consultation du Conseil Municipal ?

Nul ne peut le dire et, quoi qu’il en soit, nous sommes aujourd’hui devant le fait accompli. Alors, est-ce un haut-fait ou un forfait ? En ce qui me concerne, j’ai tenté en écrivant en mai 2013 à la Ministre de la Justice et en me déplaçant au Ministère, de sensibiliser la Garde des Sceaux sur les conséquences que provoquerait la fermeture de la maison d’arrêt de Colmar.

J’ai avancé que « la présence d’une maison d’arrêt a toujours été justifiée pour permettre un transfert rapide des accusés et des condamnés entre les structures judiciaires et pénitentiaires » à Colmar, capitale administrative et judiciaire du Haut-Rhin ; et que l’éloignement du centre de Lutterbach par rapport aux tribunaux colmariens (plus de 40 km) demanderait la mise en œuvre de personnels et de moyens supplémentaires pour assurer le transfert, ce qui doit être pris en compte.

J’ai également insisté sur le rôle des associations qui œuvrent de « façon remarquable » dans la réinsertion des détenus ou du maintien du lien entre les personnes incarcérées et leurs familles à l’extérieur.

C’est donc à la fois pour des raisons de continuité de la carte judiciaire, d’équilibre territorial et d’économie des moyens de l’État, de bonnes conditions de travail pour les personnels de l’administration pénitentiaire et de continuité de travail des associations locales que nous souhaitions le maintien d’une structure de type maison d’arrêt ou de quartier courtes peines à Colmar ».

Malgré notre plaidoyer, et je sais que vous avez également agi dans ce sens, Monsieur le Maire, la fermeture sèche de la maison d’arrêt avait été confirmée en octobre 2014.

Aujourd’hui, le projet obtenu a une taille supérieure à ce que nous aurions souhaité (nous parlions d’un « quartier nouveau concept ») mais nos arguments restent valables. Nous soutenons donc cette implantation et j’irai même plus loin… A titre personnel, Monsieur le Maire, je vous félicite d’avoir récupéré ce dossier qui me semble aller dans le sens de l’intérêt des colmariens.

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