Un budget qui manque de punch

Le par

Article de Franck Buchy (DNA) de ce jour :

Conseil municipal / Débat autour du budget

Après trois heures de débat, la majorité et Tristan Denéchaud (liste Bougeons les lignes) ont approuvé hier soir le budget primitif 2009 de la ville de Colmar. La liste Wagner (DVD) s’est abstenue et la liste Leconte (PS-Verts) a voté contre.

L’examen, puis l’adoption hier soir par le conseil municipal, du budget primitif de la ville de Colmar a une nouvelle fois démontré la subjectivité de toute interprétation de données chiffrées. La passe d’arme entre des membres de la majorité et Roland Wagner sur la question de la « sincérité » que revendique ce dernier en est la parfaite illustration. […]

« L’accélération des investissements n’est pas probante »

Pour Pierre Leconte, le maire « maintient » son rythme pluriannuel d’investissements d’avant la crise, « son accélération n’est pas probante ». S’il approuve un certain nombre de projets municipaux, l’élu socialiste préconise par exemple d’assortir le système des mesures pour le pouvoir d’achat de conditions de ressources, et la rénovation urbaine d’un gel des loyers pendant trois ans après travaux.
Son collègue Frédéric Hilbert « regrette » pour sa part que le budget ne réponde pas aux enjeux de la société. « Vous voulez être le maire du pouvoir d’achat comme Sarkozy voulait être le président du pouvoir d’achat », lance-t-il à Gilbert Meyer en soulignant que la hausse du pouvoir d’achat passe par l’amélioration des services publics. « Un budget assez classique, pas exceptionnel et un peu décevant dans un contexte de crise », note Tristan Denéchaud (Bougeons les lignes) qui l’approuvera « sans pression ».

« On ne renonce en rien à notre ambition »

Ce budget répond « localement » à la crise, contre-attaque Odile Uhlrich-Mallet (MoDem) en considérant que « l’excellente santé financière » de la Ville lui permettrait de faire un effort supplémentaire demain si nécessaire. « Les investissements prévus seront réalisés et on ne renonce en rien à notre ambition pour les Colmariens », argumente René Frieh (Gauche Moderne). Rejetant le « procès d’intention » intenté, selon elle, par ses anciens colistiers, Laëtitia Rabih (Radicaux de gauche) salue le niveau des services publics rendus à la population avec un taux de réalisation des investissements de 47 %. L’opposition n’est pas sur la même ligne, notamment en matière de fiscalité.

« J’assume être le champion du pouvoir d’achat »

Pierre Leconte puis Roland Wagner relèvent qu’une hausse de la fiscalité locale de 1,4 %, ajoutée à la progression des bases de 2,5 %, aboutit à une augmentation de la pression fiscale de 3,9 % pour la taxe d’habitation, la taxe foncière et taxe foncière non bâti, et de 6,99 % pour la taxe sur les propriétés bâties.
« J’assume être le champion du pouvoir d’achat », lâche le maire en brandissant le journal que le PS distribue ces jours-ci sur les marchés. Citant « l’urgence d’agir » et la proposition socialiste d’apporter une aide immédiate de 500 € aux bénéficiaires de la prime à l’emploi, il sourit : « Nous n’avons pas attendu cette annonce ». Et d’avancer une fois encore que, grâce à la « modération des taux fiscaux » et du coût de l’eau potable, les Colmariens économisent chaque année quelque « 11 millions d’euros » par rapport aux critères appliqués dans les autres villes de même taille. « Nous sommes à 500 € pour tous les foyers », insiste-t-il. […]

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