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Le PS 68 en rang serré derrière son candidat

DNA du 27.01.12 (Franck Buchy)

Le PS68 veut mener une « stratégie de l’omniprésence » pour faire gagner François Hollande.

Ne pas commettre les erreurs de 2007 où Ségolène Royal avait entre autres payé son isolement du PS. Pas question non plus de répéter la cacophonie des éléphants.

Denis Wiesser, 1er secrétaire du PS68 l’assure donc, la campagne de François Hollande « se fera avec le parti et les fédérations ». Réunis hier au siège de la fédération, les membres du comité de campagne ont voulu montrer leur unité et mobilisation en présentant une « stratégie de l’omniprésence » centrée sur le « local » et la « proximité ».

« Nous ne sommes pas des commentateurs mais des ambassadeurs de Hollande », tient à préciser Denis Wiesser, mandataire du candidat socialiste dans le Haut-Rhin. Et s’il fallait encore insister, Antoine Homé, coprésident avec Patricia Schillinger du comité de soutien de Hollande dans le département, indique : « Il n’y a pas d’écart entre le candidat et le parti. L’unité est la condition de la victoire. »

Cette campagne « déconcentrée » grâce à l’action d’animateurs -ils sont quatre dans le Haut-Rhin- mettra l’accent sur les rencontres directes avec les citoyens, à travers notamment le porte-à-porte. « Nous allons parler du bilan de Sarkozy mais surtout des propositions de Hollande qui concernent le plus le quotidien des gens », note Michel Vanwormhoudt, référent mobilisation.

«Une grande attente»

Pour Malika Ben M’Barek, une des animatrices, il s’agit de pointer « l’étendue des dégâts de la finance ». Et de citer les 96 emplois menacés chez Schindler, à Illzach, en espérant que « le monde du travail ne se trompe pas de candidat ».

Pierre Freyburger ancre, lui, le candidat à Mulhouse où il est déjà venu trois fois. « Il connaît bien le contexte local. J’ai construit avec lui un lien de confiance. Il porte toute la crédibilité de la gauche au moment où le pays exprime une grande attente », remarque le conseiller général. Les aspérités de la primaire ont laissé la place à l’unisson. Antoine Homé est tout entier derrière François Hollande, un homme « charismatique, qui aime les gens et le dialogue, qui n’est jamais dans l’agression ». « Légitime, très honnête et courageux, d’une grande valeur personnelle », complète sa collègue au conseil régional Victorine Valentin.

Le tractage a déjà commencé dans certains secteurs. La plateforme présentant les 60 engagements du candidat socialiste sera distribuée à 15 millions d’exemplaires, dont 100000 dans le Haut-Rhin. « Un projet à l’image du candidat. Hollande sait ce qu’il fait et où il s’engage, relève la sénatrice Patricia Schillinger. Le changement, c’est maintenant ; on est en plein dedans. »

Le PS haut-rhinois se met en ordre de bataille

L’Alsace du 27.01.12 (Emmanuel Delahaye)

Présidentielle Le PS haut-rhinois se met en ordre de bataille

La fédération haut-rhinoise du PS a dévoilé, hieraprès-midi, l’organisation de la campagne présidentielle de François Hollandeau niveau local. Premier mot d’ordre : une présence maximale sur le terrain.
Quelques heures après le dévoilement par François Hollande de ses « 60 engagements pour la France », les principaux responsables du PS haut-rhinois ont, à leur tour, donné une conférence de presse hier après-midi, à Mulhouse, afin, cette fois, de détailler l’organisation de la campagne du candidat socialiste à la présidentielle au niveau départemental.

Premier mot-clé, repris tel un leitmotiv par plusieurs intervenants : cette campagne sera une campagne de proximité, « tournée vers les gens », « menée au porte-à-porte » et « à la rencontre des Français ». 100 000 tracts résumant les propositions du candidat sont d’ores et déjà prêts à être écoulés dans le Haut-Rhin, assure à ce propos le premier secrétaire fédéral Denis Wiesser – par ailleurs également mandataire officiel de François Hollande dans le département. « Notre stratégie sera simple : ce sera celle de l’omniprésence sur le terrain, insiste l’intéressé. Il s’agit de donner le plus de force possible à François Hollande dès le premier tour. La victoire est à notre portée et nous allons y mettre toutes nos tripes. »

Redresser les comptes

Deuxième message, développé entre autres par Antoine Homé : face à une droite « sur la défensive » qui se réfugie « dans la caricature », François Hollande avance des propositions claires, « toutes financées et même au-delà » : « L’axe central de ces 60 engagements, c’est le redressement des finances publiques, insiste le maire de Wittenheim. L’ensemble des mesures proposées coûteront 20 milliards sur toute la durée du mandat, tandis que 29 milliards seront récupérés, entre autres, en supprimant les niches fiscales qui créent des effets d’aubaine, en en plafonnant d’autres et en rétablissant une tranche de 42 % pour l’impôt sur les plus hauts revenus. Quant au solde de neuf milliards, il sera affecté à la réduction progressive de la dette. »

Reconvertir Fessenheim

Autre proposition du candidat socialiste, d’ores et déjà très commentée en Alsace : l’inscription de la séparation de l’Église et de l’État dans la constitution… Si François Hollande est élu, cette réforme constitutionnelle se fera dans le strict respect du régime concordataire de l’Alsace-Moselle, assure en substance Antoine Homé, qui moque au passage « les vaines polémiques soulevées par certains élus de droite ».

Un mot, enfin, à propos de la centrale nucléaire de Fessenheim : « Nous nous engageons à reconvertir le site en centre expérimental de démantèlement des centrales nucléaires et ce, sans suppression d’emploi, conclut le maire de Wittenheim. Ce processus, long de plusieurs années, débutera avant la fin du quinquennat en 2017 – et il sera évidemment prolongé de mesures d’accompagnement en faveur du territoire concerné, notamment la communauté de communes de l’Essor du Rhin. »

Voeux de la Fédération du PS 68

24-01-2012

DNA du 24.01.12 (Franck Buchy)

Voeux du PS 68 : En ordre de marche électoral

Le PS 68 et de l’Union départementale des élus socialistes et républicains ont profité de leurs voeux pour lancer la campagne présidentielle et législative.

Pour ses voeux à Kingersheim, la fédération du PS du Haut-Rhin avait ressorti toutes les affiches des campagnes électorales et des combats passés. Boosté par les primaires, le PS haut-rhinois est repassé à l’offensive à l’occasion de ses voeux prononcés jeudi soir devant plus de 250 réunis au Hangar, à Kingersheim.

« Oui ce sera la guerre ; la guerre contre l’injustice », a d’emblée lancé Huguette Lichtlé, secrétaire de la section de Kingersheim, en réponse à la sortie de Bernard Accoyer. « Notre seule agence de notation, c’est le peuple, avec son bulletin de vote », s’est enflammé à son tour Maël Harter, animateur fédéral des jeunes socialistes.

« Faire renaître la démocratie »

Le maire Jo Spiegel a salué les personnes présentes dans la salle qui avait accueilli François Mitterrand, en octobre 1981. « Nous avons le même gène : celui de la justice sociale ; le même ADN : celui de la transformation sociale. » Et de les encourager, y compris « les nouveaux », à s’engager dans « un de ces moments les plus cruciaux de l’histoire contemporaine ».

« Ce n’est pas un choix électoral mais un choix de civilisation », a asséné Jo Spiegel en appelant à « faire renaître la démocratie » et à « réduire la fracture éthique ». « Ceux qui ne sont pas irréprochables doivent être virés du parti », tranche-t-il en demandant à ses camarades de « rassembler très largement les hommes et les femmes qui s’indignent, rêvent et s’engagent ».

« Les élus doivent rester des militants », a insisté de son côté Antoine Homé, le président de l’Union départementale des élus socialistes et républicains (UDSR), qui a valorisé « la bonne gestion des deniers publics » des élus socialistes à la tête des villes et communes alsaciennes. « 2012 est l’année de la grande bataille. L’heure est à la mobilisation générale », a encore lancé le maire de Wittenheim et conseiller régional. « Nous devons nous mettre au service de François Hollande pour changer la vie. »

Denis Wiesser, le premier secrétaire de la fédération, a fait le bilan de l’année écoulée en rappelant la création d’une section à Sainte-Marie-aux-Mines et la mise en service d’un local à Colmar.

« Faire taire les ego »

« Hollande est le seul à pouvoir battre Sarkozy », estime-t-il en espérant que « l’innovation démocratique des primaires » se transforme par « un vote d’adhésion ». Pour lui, « le problème c’est le chômage, pas le RSA ». « Nous refusons la destruction des services publics et de l’Éducation nationale. Il faut des actes contre la droite et le FN. Oui les déficits sont à résorber mais les déficits démocratiques sont aussi importants », a conclu Denis Wiesser qui ne « supporte plus que notre République soit défigurée ».

Un militant a insisté pour prendre la parole avant de passer au verre de l’amitié. Il a demandé aux Valls, Cahuzac, Montebourg, Hamon, Emmanuelli… « de faire taire leur ego respectif » pour n’entendre « qu’une seule voix, celle de Hollande ». Il a été chaudement applaudi.

François Hollande : le discours du Bourget

22-01-2012

Mes chers amis, vous qui êtes ici, vous qui me regardez de loin, de plus loin même, je suis venu vous parler de la France, et donc de la République. Je suis venu vous parler de la France qui souffre, mais aussi de la France qui espère. Je suis venu vous parler de la France d’aujourd’hui – une page est en train de s’effacer – et de la France de demain – nous sommes en train de l’écrire. Je suis venu vous parler de la France que nous allons construire le 6 mai. Je le fais ici en Seine-Saint-Denis, ce département aux multiples couleurs, le plus jeune de France, qui accumule tant de difficultés, et qui en même temps recèle tant d’atouts.

Chacune, chacun, ici, plus loin, en métropole, en Outre-mer a son histoire, ses racines, son parcours, ses préférences, sa singularité. Mais nous appartenons à la même Nation, avec ses valeurs, ses principes, sa culture, sa langue, ses institutions et nous aspirons donc au même avenir. L’enjeu de cette campagne qui commence, n’allez pas le chercher dans un affrontement partisan. L’enjeu de cette campagne va bien au-delà de nous, de la Gauche. L’enjeu de cette campagne, à trois mois du premier tour, c’est la France. C’est la France, toujours.

Devant vous rassemblés, foule nombreuse, des milliers, je ressens une profonde émotion, celle d’exprimer votre conviction, votre volonté, votre espérance. Je mesure la fierté d’avoir été désigné par des primaires citoyennes comme candidat à l’élection présidentielle. J’ai conscience de la tâche qui est la mienne : incarner le changement, faire gagner la Gauche et redonner confiance à la France.

Nous sommes ici, mes chers amis, pour changer le destin de notre pays. Je suis prêt à assumer cette responsabilité et donc à vous dire quelle est ma conception de la présidence de la République, et ce qui justifie que je me présente aujourd’hui. Quelle est la plus grande mission que de présider la République française ?

Présider la République, c’est se dévouer à l’intérêt général, dont toute décision doit procéder. C’est éprouver la France par sa raison et dans son cœur. C’est prolonger l’histoire de notre pays, qui vient de loin, avant la République, avec la République, et qui a souvent, si souvent éclairé l’histoire du monde. C’est se situer à cette hauteur. C’est s’en montrer digne, partout, en tout lieu et dans tous les actes qu’exige la fonction présidentielle.

En direct du Conseil Municipal du 19.12.11 (5)

DNA du 21.12.11 (I. N.)

P.o.S. : Terrains à désenclaver

Le plan d’occupation des sols sera modifié afin de favoriser le développement ultérieur de la commune et mieux coller à la réalité du terrain. Trois secteurs sont concernés. Cette décision permet à la zone d’activité de l’aérodrome d’héberger des activités économiques qui ne sont pas seulement liées à l’aéronautique. Elle concrétise d’autre part le projet de sédentarisation des gens du voyage et transforme des terrains du sud-ouest de la ville (délimités par les rues des Aunes, les rues Alfred-de-Musset, Michel-de-Montaigne et du 1er-Cuirassiers) en zone constructible.

« La note évoquant la zone de l’aérodrome et le terrain des gens du voyage est tout à fait compréhensible. Par contre, qu’est-ce qui justifie le passage de zone naturelle en zone urbanisée ? interroge Victorine Valentin. Y a-t-il un projet précis et ne sera-t-il pas sujet à caution en cas de recours ? » Le maire s’étonne que l’élue n’ait pas émis de commentaire lors de l’enquête publique, qui s’est déroulée du 3 octobre au 4 novembre. La conseillère dit n’avoir pas été au courant. « Pourtant, pas mal de gens l’étaient puisque 400 personnes ont émis un avis sans réserve sur le site internet de la Ville, intervient Yves Hemedinger. Le terrain concerné est une enclave dans une zone constructible, déjà construite pour l’essentiel. Il était étonnant qu’il ne soit pas lui-même constructible ».

En direct du Conseil Municipal du 19.12.11 (4)

DNA du 21.12.11 (I. N.)

Marché couvert : du rab pour les commerçants

Pour soutenir le marché couvert, le conseil municipal a accordé lundi une rallonge de subvention aux commerçants qui ont un stand sous la halle. À quel titre, s’interroge l’opposition de gauche ?

La fréquentation du marché couvert est très inégale. Il faut lui laisser le temps de s’installer dans le paysage commercial colmarien. Il est prévu que la Ville verse une aide à l’Association des commerçants de la halle pour leurs actions d’animation et de promotion du lieu. La participation municipale correspond à une part modulable de la redevance mensuelle payée par les professionnels (15 EUR le m²) qui représente un montant annuel de plus de 148 000EUR. Cette année, alors que le pourcentage était fixé à 10 % pour la subvention, la Ville propose de le porter à 15 %, pour tenir compte des «efforts faits par les commerçants pour faire vivre le marché couvert». L’adjoint Jean-Pierre Bechler évoque 20 opérations d’animation, pour un coût total supérieur à 28 000 EUR.

« Cela représente 50 % d’augmentation »

L’association bénéficiaire recevra donc 7 447 EUR supplémentaires, soit un montant total de 22 341EUR. « Cela représente quand-même une augmentation de 50 % », relève Victorine Valentin, contestée par Jean-Pierre Bechler qui se fait chambrer par l’opposition pour sa façon de calculer. L’élue du groupe de gauche se demande ce qui justifie ce régime de faveur par rapport à d’autres associations de commerçants. Derrière ses questions, ressurgit le débat sur les possibles difficultés de la halle qui aurait du mal à trouver son public. Alors «marche ou marche pas» le marché permanent ? « Si la ville doit lui apporter une aide supplémentaire pour le soutenir, alors il faut le dire, plaide Dominique Grunenwald. « Vous attendez quoi ? Que les commerçants de la halle mettent la clé sous la porte. Ca n’arrivera pas. Il faut trois ans pour se faire connaître. Le marché n’en est qu’à sa première année. Laissez-lui le temps de s’installer », s’exaspère Jean-Pierre Bechler. Plusieurs élus de la majorité viennent à la rescousse. « Le marché couvert est un lieu convivial, super, charmant. Ses commerçants méritent d’être aidés », lance Michel Bardotto. « Ils proposent de belles animations, notamment des actions pédagogiques en direction des écoles», renchérit Gérard Renis. À propos de la différence de traitement avec les autres associations de commerçants, l’élu restaurateur observe que « les autres organisations de commerçants ne demandent rien ». L’association locale, devenue les Vitrines de Colmar, était subventionnée par la Ville pour ses animations. Mais aujourd’hui, elle fait surtout du syndicalisme», poursuit Gérard Renis.

Pour le maire, le dossier est d’une «totale transparence ». « La Ville a décidé de consentir un plus en faveur des professionnels de la halle, au vu des 750 000 EUR qu’elle dépense pour les illuminations qui profitent aux commerçants du centre-ville. Les 7 000 EUR supplémentaires versés sont sans commune mesure avec le montant d’investissements (1,4 million d’euros) engagé par les artisans du marché pour équiper leurs stands. Il faut qu’ils puissent assumer le coût de toutes les animations», fait valoir Gilbert Meyer. Sur le fond, personne ne conteste que le marché couvert est une belle réalisation, et les élus ont voté les crédits à l’unanimité.

En direct du Conseil Municipal du 19.12.11 (3)

L’Alsace du 21.12.11 (Clément Tonnot)

Conseil municipal La Ville joue les Père Noël au marché couvert

L’opposition a critiqué lundi soir la hausse de 50 % de la subvention aux commerçants du marché couvert, qui seraient logés à meilleur enseigne que leurs collègues du centre. La municipalité rejette tout favoritisme.

C’est bientôt Noël… Le conseil a voté lundi soir un joli cadeau à l’association des commerçants du marché couvert. Celle-ci devait récupérer 10 % de la redevance versée à la Ville par les commerçants de la halle (148 000 EUR annuels), pour financer animations, décorations, communication, publicité…

Le reversement sera porté à 15 % dès cette année, soit 22 341,69 EUR (+ 7447 EUR). Pour la Ville, il s’agit de soutenir un marché « encore perfectible » qui doit notamment gagner en notoriété. Le rapport souligne les « efforts » déjà faits par les commerçants, avec pour 28 000 EUR d’opérations diverses en 2011.

« Quels efforts particuliers font-ils par rapport aux autres commerçants », interroge la socialiste Victorine Valentin, qui souligne que la hausse représente tout de même 50 % et soupçonne un certain favoritisme. « Il s’agit d’une question d’égalité entre commerçants, renchérit Dominique Grunenwald. Si le marché couvert a besoin d’aide pour démarrer les premières années, pourquoi ne pas le dire carrément ? »

Animation et syndicalisme

« On se donne trois ans pour faire connaître la halle, concède Jean-Pierre Bechler. Si vous avez une formule miracle pour que tout marche d’un seul coup, donnez là ! » L’adjoint, qui s’emmêle dans ses calculs et suscite quelques rires prend mal les critiques contre son « bébé » : « Vous attendez que la halle mette la clé sous la porte pour dire qu’on s’est planté, mais ça n’arrivera pas. »

Gérard Renis, qui juge la revalorisation « méritée au regard des animations », récuse tout favoritisme. Il en profite pour tacler les Vitrines de Colmar, l’association des commerçants « classiques ». Si cette dernière n’est plus subventionnée, explique-t-il, c’est qu’elle ne « fait plus rien et ne demande rien » : « Cette association ne fait plus tellement dans l’animation, mais dans le syndicalisme et la défense d’intérêts particuliers », estime l’élu.

Gilbert Meyer préfère « calmer le jeu » et plaide la « transparence ». Il estime que les « investissements » réalisés en terme de décorations de Noël (750 000 EUR) « profitent largement » aux commerçants du centre, mais pas à ceux du marché couvert. « C’est une question d’équité. » Il indique aussi que l’association du marché couvert devra à l’avenir « maîtriser le coût des animations » et ne plus solliciter la Ville en dehors de l’enveloppe allouée.

En direct du Conseil Municipal du 19.12.11 (2)

L’Alsace du 21.12.11 (Clément Tonnot)

Pas de petite enfance à la CAC

L’opposition suggère de donner la compétence petite enfance à l’agglomération. Déjà fait, réplique le maire.

Le conseil a approuvé le versement de 286 399 EUR d’avances sur subventions aux structures associatives d’accueil de la petite enfance (Les Galopins, Maison de la famille, Les Milles Pattes). Une avance de 61 000 EUR sera également versée à l’association Bout’Chou, qui deviendra un multi-accueil de 33 places à l’occasion de son installation rue d’Agen, sur l’ancien site Milupa. L’association, dont les anciens locaux, cour Waldner-Stephan, avaient été rendus inutilisables par un incendie, bénéficiera d’une aide exceptionnelle de 25 000 EUR pour faire face aux pertes d’exploitation.

La socialiste Victorine Valentin relève que les subventions n’ont pas été revues depuis 2008, ne serait-ce que pour tenir compte de l’inflation. Évoquant les dernières évolutions réglementaires qui imposent aux structures de nouveaux frais (couches, lait…), elle craint que celles-ci ne soient « encore plus pénalisées ». Elle évoque aussi les « difficultés administratives » qui retardent l’ouverture du multi-accueil Bout’Chou : « L’agrément pourrait être délivré pour 12 enfants seulement, et non 33. Dans ce cas, l’association risque la fermeture. » Et de reprocher à la Ville de « laisser ces difficultés aux seuls bénévoles ». Elle suggère enfin « d’entamer une réflexion » sur la prise en charge de la compétence petite enfance par la CAC, à l’occasion de son prochain élargissement, afin d’assurer « un accueil de qualité sur tout le territoire ».

Bout’Chou en attente

Concernant Bout’Chou, Catherine Schoenenberger précise que la commission de sécurité a donné son accord pour l’ouverture, mais que l’agrément du conseil général se fait effectivement attendre. Le maire refuse pour sa part de laisser dire que l’association a été livrée à elle-même : « Les élus et les services portent cette association à bout de bras, sinon elle serait fermée depuis longtemps. » Sur le blocage des subventions, Gilbert Meyer se retranche derrière « les tarifs de la CAF », sur lesquels la Ville s’aligne. Il relève aussi que les avances, calculées sur les subventions 2011, ne laissent rien présager des enveloppes 2012.

Quant à l’exercice par la CAC de la compétence petite enfance, le maire n’y voit que « spéculations ». Cette option, dit-il, a déjà été étudiée et écartée par les maires de la CAC, en raison de ses « incidences financières ». Il relève aussi que si le Pays du Ried Brun veut fusionner avec la CAC, c’est parce qu’il connaît « certaines difficultés ». Comprendre : exercer trop de compétences coûte trop cher. Et Gilbert Meyer de marteler que tant qu’il présidera la CAC, il ne « répétera pas » ce genre d’erreur. Ça a le mérite d’être clair.

En direct du Conseil Municipal du 19.12.11 (1)

DNA du 21.12.11 (I.N)

La petite enfance : Préoccupation mal partagée ?

Lundi, le conseil municipal a voté des aides aux établissements qui accueillent les jeunes enfants. L’opposition a saisi l’occasion pour évoquer les difficultés de l’association Bout’Chou et proposer le transfert de la compétence petite enfance à la CAC. Sujet tabou.

L’association Bout’Chou fait sa mue. De garderie, elle va devenir un multi-accueil de 33 places avec son déménagement dans ses nouveaux locaux (la friche Milupa) rue d’Agen. Un déménagement qui se fait un peu attendre. Il ne lui manque plus que l’autorisation de la Protection maternelle et infantile (PMI). Dans la perspective de l’élargissement de sa vocation, l’association a sollicité la Ville qui a décidé de lui verser une subvention de fonctionnement annuelle de 122 000 euros en 2012, au lieu de 84 321 euros cette année. S’y ajoutent une aide exceptionnelle de 25 000 euros justifiée par la perte d’exploitation due à l’incendie des anciens locaux et une garantie bancaire de 60 000 euros. « C’est bien, mais insuffisant », juge-t-on à gauche.

La M2A c’est la M2A, la CAC, c’est la CAC

« Depuis 2008, on demande que l’augmentation des aides suive celle de l’inflation. Mais, on en est loin », dit Victorine Valentin. L’élue salue l’évolution de la subvention accordée à Bout’Chou. Mais regrette que l’association, à nombre d’enfants égal, touche moins que d’autres structures. Et surtout, elle s’inquiète que Bout’Chou n’ait pas pu encore ouvrir sur le site de Milupa, à cause de contraintes administratives.

« La commission de sécurité a donné son accord. Il ne manque que l’agrément du conseil général », explique Catherine Schoenenberger, qui présente le rapport.

Le maire réfute le caractère un peu chiche de l’effort municipal en faveur de la petite enfance. « On verse un acompte alors que rien ne nous y oblige. Si l’association n’avait pas reçu cette subvention municipale, elle ne pourrait plus poursuivre son activité. La mairie la porte à bout de bras ».

Sur un plan plus général, Victorine Valentin propose qu’à la faveur de l’intégration de nouvelles communes (notamment celles du Ried Brun qui prennent en charge le périscolaire), une réflexion soit engagée sur le transfert de l’activité petite enfance à la CAC. « La M2A, l’agglomération mulhousienne, gère cette compétence », lance-t-elle. Sur l’air de « lui, c’est lui et moi, c’est moi, Gilbert Meyer rétorque : « La M2A c’est la M2A ; la CAC, c’est la CAC ». « La question de la petite enfance avait déjà été évoquée par des collègues élus, mais vu les conséquences (N.D.L.R. : au niveau financier, sans doute), on a préféré ne plus en parler au conseil communautaire. Pour le Ried Brun, le périscolaire sera exploité par un organisme de proximité », explique le maire.

Les élus colmariens ont quand même voté l’aide à Bout’Chou, ainsi que des avances d’un montant total de 286 400 euros à trois structures recevant des petits : les Galopins (37 366 euros), la Maison de la Famille (205 366 euros), le Mille-Pattes (43 367 euros). Cette dernière association a eu droit, en prime, à une subvention exceptionnelle de 990 euros, pour acheter un logiciel de gestion d’attribution des places.

Budget Région 2012 : intervention de Victorine Valentin (3)

Groupe Socialistes et Démocrates
BUDGET PRIMITIF 2012 – Formations Sanitaires et Sociales

Le Budget Primitif des formations sanitaires et sociales passe de 31,9 M€ en 2011 à 32,465 M€ en 2012. Cette augmentation de 1.5 % lui permet de revenir légèrement en-dessous du budget de 2010 et est bien sûr amplement justifiée, voire obligatoire, du fait de la professionnalisation et de l’élargissement de l’offre de formations.

Ainsi, le travail d’observation fait par la commission a abouti à l’ouverture de places supplémentaires de masseur-kinésithérapeute et lui permet d’envisager la création d’un pôle des métiers de la rééducation dont l’ouverture est prévue à la rentrée 2012. Ce sont là deux points dont il convient de se féliciter et de se réjouir.

Un point un peu moins précis est constitué par les effets de l’universitarisation qu’il est difficile de cerner précisément à ce jour mais dont nous savons d’ores et déjà qu’elle devrait conduire à une augmentation des coûts de la formation du fait des formations en anglais ou du coût horaire des enseignants universitaires. Toutefois, nous ne pouvons que nous réjouir que le diplôme d’infirmier soit reconnu à sa valeur de licence.

Un autre aspect qui pose question est celui des stages, tant pour les élèves infirmiers que pour les élèves travailleurs sociaux. Dans l’un et l’autre cas, trouver un lieu de stage est une difficulté grandissante et il appartient à la région de se pencher, avec les établissements de formation, sur la nécessaire formation des tuteurs, leur accompagnement et leur valorisation.

Concernant les conditions d’attribution des bourses aux étudiants des formations sanitaires et sociales, nous nous réjouissons que les plafonds de revenus aient été réévalués à leur avantage et que le montant des bourses ait augmenté de 5 %.

En conclusion, notre groupe « Socialistes et Démocrates » votera pour ce budget.